la formation des enseignants

Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 08:25
Une belle campagne de communication des IUFM (dernier soubresaut avant la mort...) a été lancée en novembre.
Les affiches sont visibles sur le site : IUFM.fr

Vous pouvez aussi les télécharger (7 affiches et un tract)  ici en PDF en cliquant sur cette image
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 14:27
Un excellent tract a été rédigé par une intersyndicale d'Auvergne

Vous pouvez le lire et le télécharger (en cliquant) ici.


Version PDF qualité un peu moins bonne
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 22:01
Et voilà, il semble que ce soit parti dès cette année !

Les étudiants en master (c'est à dire avec aucune formation pratique) pourront effectuer des stages dans les classes de nos enfants en l'absence de l'enseignant titulaire comme le confirme cette lettre reçue par certains d'entre eux.


Cliquez pour une version PDF
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /2009 09:22


Sylvain Grandserre, professeur des écoles et auteur d'un ouvrage intitulé :  "Ecole : Droit de réponses", Paris, Hachette, 2007, 224 pages sur l'école, a fait paraitre sa réflexion sur un des aspect de la nouvelle formation des enseignants : le stage de 108 heures.

 

 

 

 

 

Je suis prof... j’improvise !

 

Commençons par un petit rappel : sous l'impulsion du président de la république(02/06/08), le ministère recrutera les futurs professeurs après unMaster 2 (bac +5, en économie par exemple) puis les enverra directement sur le terrain sans vraiment les préparer. Nous avions déjà une formation professionnelle (le savoir-faire pratique) parmi les plus faibles d'Europe (13 % du temps contre 50 % en Finlande). Nous voici désormais avec les enseignants les plus diplômés de notre histoire, mais également les moins formés !

L'obsession (idéologique et économique) de fermer les IUFM pousse ce gouvernement à faire disparaître la formation qui allait avec. Mais devant certains détails de la procédure de mise à mort, les bras nous en tombent. Il n'y avait de toute façon pas de quoi applaudir...

En effet, dans le cadre des mesures transitoires entre l'ancienne formation et la nouvelle (façon de parler puisqu'il s'agit de la supprimer), il vient d'être décidé (circulaire du 20/08/09) de parachuter en classe des étudiants (PE1) sans aucune formation pour des stages en responsabilité totale (2 fois 2 semaines). Ils remplaceront ainsi des enseignants partis en stage, parfois même contre leur gré. Il n' est même pas prévu de réelle transition avec le titulaire de la classe, en dehors d'une vague journée d'observation.

Notre administration, d'habitude si soucieuse de sécurité (sorties, taux d'encadrement, plan de mise en sureté, alerte incendie, agréments, surveillance de récréation, circulation d'élèves), semble n'avoir rien à redire au fait qu'on confie la totalité d'une classe d'une trentaine d'enfants en cours double à un étudiant inexpérimenté n'ayant pas (encore) réussi le concours.

Les étudiants accepteront certainement ce dispositif bien rémunéré basé sur le volontariat (3.000 € les 4 semaines, salaire totalement inconnu chez les professeurs des écoles), d'autant plus que l'éventuelle réussite au recrutement de juin entraînera automatiquement la prise en charge d'une classe dès septembre... 2010 !

Bref, être professeur ne s'apprend plus mais s'improvise, aussi bien en stage que sur le terrain. Disparaissent des années de savoir-faire professionnels et de connaissances théoriques déjà insuffisamment transmis pour faire face aux nouveaux défis scolaires (élévation générale du niveau, prolongation des études, prise en compte de l'hétérogénéité, accueil d'élèves handicapés, lutte contre l'échec scolaire, informatique, langues vivantes).

Voilà donc comment on passe de l'amphithéâtre au théâtre... d'improvisation en classe. Si c'est de l'art, c'est dramatique.

 

Sylvain Grandserre, Maître d'école

 


Mais nous savons ce qui va se passer alors... Les enseignants titulaires, qui ne voudront pas que leur classe soit massacrée pendant leur absence vont consacrer quelques heures bénévoles pour assurer une mini formation à ces jeunes qui arriveront totalement démunis dans les classes.


Il suffit déjà d'aller sur les forums enseignants sur internet et de lire les titres des sujets :

 

"je suis perdue"

"Help, comment faites-vous une progression qui tient la route ?"

" Qui peut m'expliquer le fonctionnement de sa classe ?"

 

et de savoir que face à ce désarroi, ce sont des enseignants bénévoles qui répondent et assurent la formation des jeunes collègues à distance.

 

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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /2009 17:49
La formation continue d'un enseignant est constituée de 18 heures de conférences pédagogiques par an (le mercredi matin et le soir après une journée de classe... et on pourra revenir sur le contenu de ces conférences) et des stages qu'il peut obtenir au Plan de Formation Annuel de son académie.

Jusqu'à maintenant, le choix était assez varié, les stages remplacés par un volant de stagiaires IUFM ou par des remplaçants spécialisée pour les maitres en formation (Brigade FC on les appelle...)

Cette année, au Plan de Formation de l'académie du Rhône  6 stages longs à 20 places seulement (pour caser les étudiants IUFM en stage soit 120 places pour 9072 enseignants ce qui veut dire qu'il faudra une peu plus de 75 ans pour que chaque enseignant ait droit à une stage !)

Les stages courts sont annoncés "non remplacé et dates à déterminer" ce qui veut dire pendant les vacances scolaires. Auparavant ils duraient une semaine et sont maintenant annoncés à 6 heures.

Les stages  TICE (technologies de l'Information et de la communication) n'existent pour ainsi dire plus (sauf formation à Base élèves).

Les stages de langue (rappelons qu'ils ont été en grande partie supprimés l'an passé par manque de remplaçants) sont constitués :

- d'un passeport didactique de 1
2 heures déduits des 18 heures de conférences pédagogiques (ce qui veut dire en fait suppression des stages --- rappelons qu'un bon nombre d'enseignant ne maitrise pas une langue vivante au delà d'apprendre chaque année les jours, les nombres et les couleurs)
- d'une formation en 15 heures non remplacées sur la didactique d'une langue.
- d'une formation destinée aux assistants étrangers que nous ne sommes pas nombreux à avoir vu dans les classes.

Les ateliers de pratique artistique (comme aller découvrir un nouveau répertoire de chant) sont pour plus de moitié du bénévolat (3 heures décomptées sur les 8 heures faites).

Et les stages de circonscription ou d'école qui existaient autrefois ont pratiquement disparu.
Rappelons que les écoles ont souvent fait des demandes de formation pour améliorer le contenu de leur projet d'école. Ces formations n'ont jamais été mises en place.


Imaginez donc que votre médecin, pendant toute sa carrière, n'ait pratiquement pas de formation continue.... Imaginez qu'on vous demande d'aller vous former bénévolement pendant vos vacances... Imaginez qu'on enseigne les langues en 12 heures... Imaginez qu'on ne vous forme plus aux nouvelles technologies..........................................


Et si vous doutez, allez-y, c'est ouvert au public : Plan de formation continue 2009-2010
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Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 15:25
Une très bonne synthèse de la réforme, démontant tous les mensonges que l'on entend dans les bouches des uns et des autres

(Benoist Apparu, député UMP sur France Inter "le téléphone sonne"  jeudi 19 19H00 entre autres)


à lire en cliquant sur ce lien

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Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /2009 21:23

Texte reçu du Collectif IUFM


La formation des enseignants : une « entreprise » en liquidation



« Le recrutement des enseignant-e-s va passer de bac plus 3 à bac plus 5 » c'est-à-dire d'un niveau licence à un niveau master. C'est l'information reprise par différents médias depuis plusieurs semaines.

Grand progrès : deux ans d'étude en plus, deux ans de connaissances supplémentaires accumulées. Qui va s'en plaindre ? les futurs enseignant-e-s seront plus cultivés, mieux à même d'enseigner leurs disciplines.


Très bien, mais c'est faux, complètement faux. On recruterait aujourd'hui des enseignant-e-s à bac plus 3 ? Non. Reprenons le calcul : actuellement, après une licence, donc au niveau bac plus 3, un-e étudiant-e a la possibilité de s'inscrire à un concours de l'enseignement, concours qu'il ou elle passera après des mois de travail intensif pour compléter et approfondir ses connaissances dans la discipline, ou les disciplines, qu'elle ou il enseignera. Dans le meilleur des cas, on en est déjà à quatre années d'études supérieures pour réussir un concours. En réalité, il ne s'agit que de la partie théorique du concours car après cette première année, les ex-étudiants deviennent professeur-e-s stagiaires. Ils sont rémunérés et passent une année en alternance entre l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) et des classes dans lesquels ils ou elles enseignent quelques heures chaque semaine. Une année chargée, trop peut-être, avec de multiples formations, une remise à niveau scientifique (en particulier pour les professeur-e-s d'école qui doivent être polyvalent-e-s), des analyses de séances d'enseignement, des apports didactiques et pédagogiques, des échanges sur leurs pratiques dans les classes, la rédaction d'un mémoire professionnel...


Actuellement, c'est donc bien au moins après cinq années de formation supérieure que se fait l'entrée dans le métier. Communiquer sur les exigences accrues de la formation des enseignant-e-s n'est donc, sur le plan strictement comptable, que de la poudre aux yeux.


Autre volet de la communication ministérielle : l'amélioration de la formation professionnelle. Qu'est-il prévu ? À partir de l'année universitaire 2010-2011, Les futur-e-s enseignant-e-s passeront, au cours de leur 2ème année de master, un nouveau concours de recrutement avec des épreuves écrites théoriques, puis des « épreuves orales d'admission » avec notamment une séance d'enseignement virtuelle présentée face à un jury. Jusque là, et pire, jusqu'à la rentrée suivante, le ou la futur-e enseignant-e pourra n'avoir jamais croisé d'élèves dans une situation professionnelle : les stages en établissement, qui actuellement joue un rôle essentiel dans la formation, seront facultatifs.


C'est donc après cinq années d'études très théoriques - et de fait très peu professionnalisantes - que les nouveaux enseignant-e-s découvriront brutalement leur nouveau métier, avec un service à plein temps (par exemple pour l'enseignement secondaire, au moins 18 heures de cours par semaine au lieu des 6 à 8 heures actuelles pour un-e stagiaire), avec l'aide d'un « enseignant expérimenté » et avec des possibilités de formation, mais prévues hors du temps scolaire et sur la base du volontariat. Bien sûr, on se moque encore de nous ; surtout, on met la qualité de l'enseignement en péril. Tout enseignant-e, tout formateur ou formatrice, sait que les débuts dans le métier sont difficiles, que la préparation initiale des cours est très lourde, que le lien entre les pratiques et l'analyse des pratiques nécessite du temps, et qu'une année de formation professionnelle, comme c'est le cas actuellement, est déjà bien courte.


Le piège semble grossier, mais pourtant ça marche. Loi d'airain de la communication efficace : la simplicité du message. Le « plan com » du Ministère de l'Éducation Nationale fonctionne à merveille : laisser filtrer des informations, faire quelques annonces spectaculaires comme ballons d'essai, laisser s'installer la confusion entre ce qui relève de la rumeur et du propos officiel, chasser une « information » par une autre pour donner le tournis aux syndicats et aux médias, et surtout aller vite. N'émergent alors que quelques « vérités » simples, pleines d'apparent bon sens, et donc reprises d'autant plus facilement. C'est par ce biais que des contrevérités se diffusent peu à peu dans les esprits, validant ainsi un projet qui, selon nous, dégrade considérablement la formation des enseignants. Il permet aussi au gouvernement de faire des économies substantielles - ce n'est pas un détail, c'est même une finalité du projet -  puisqu'à la différence des enseignant-e-s stagiaires, aujourd'hui rémunérés pendant leur année de formation, la plupart des futurs étudiant-e-s de master devront financer leurs études.


Nous ne critiquons pas a priori toute volonté de réforme ; tout système a besoin de se réformer en permanence. Nous sommes bien placés pour savoir que le fonctionnement des IUFM et la formation des enseignant-e-s peuvent et doivent être améliorés. Mais il nous semble que le projet gouvernemental, relayé complaisamment par certains médias, ne vise en réalité qu'à affaiblir le système public d'enseignement, qu'à économiser des moyens et que, derrière un plan de communication redoutablement efficace, il n'y a aucun projet de véritable réforme.


Patrick Blancodini, Gilles Boyer, Pascal Clerc, Catherine Vercueil, Michelle Zancarini-Fournel (enseignant-e-s à l'Université Lyon 1, IUFM de l'Académie de Lyon)

 

 

un document synthétisant cette réflexion est disponible en cliquant sur le lien suivant :

réforme de la formation des enseignants

 


ainsi qu'une excellente analyse du communiqué de presse de M. Darcos :

réforme de la formation des enseignants 2

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